Les Archives historiques de Bourg-en-Lavaux invitent le mardi 12 février

Dans le cadre de leur session annuelle "La mémoire de Lavaux", les Archives historiques de  Bourg-en-Lavaux invitent à la conférence

 «Le paysage de Lavaux dans la peinture aux 19e et 20e siècles»
par Madame Alessandra Panigada, historienne de l’art, doctorante UNIL,

Mardi 12 février 2019, Cully, salle Davel à 20h00 Entrée libre.

Résumé : Patrimoine mondiale de l’Unesco, Lavaux est un « paysage culturel » à la renommée universelle. Son image est très largement répandue et ses représentations artistiques remontent à il y a plus de deux siècles. Situé au bord du Léman, son histoire est étroitement liée à celle du plus grand lac alpin de l’Europe centrale. Objet privilégié d’une longue tradition artistique et étape obligée du Grand Tour, dès la fin du 18e siècle l’Arc lémanique est l’une des régions suisses les plus visitées. Le vignoble s’impose dès lors au regard des voyageurs européens. Mais, alors que les images des sites les plus célèbres (Vevey, Montreux, Clarens ou Chillon) prolifèrent à la demande du tourisme naissant, Lavaux, qui est aujourd’hui considéré comme étant l’« un des plus beaux paysages de Suisse », est parfois qualifié de « spectacle monotone » et, en dehors de quelque élément ponctuel témoignant du goût du pittoresque à la mode, il est très rarement représenté. Il faut attendre la seconde moitié du 19e siècle pour que les peintres s’intéressent de plus près au vignoble. Sa représentation demeure cependant quelque peu en marge des paysages lémaniques, s’inscrivant toujours assez largement dans celle du Léman, ce lac à la fois pittoresque et sublime qui ne cesse pas de fasciner et d’inspirer les artistes. L’amélioration du réseau routier, l’introduction de nouveaux moyens de transport et le développement du tourisme et de ses infrastructures dans toute la région, facilitent toutefois l’accès à Lavaux, permettant plus aisément de se promener sur le coteau, aussi bien le long des chemins au milieu des vignes qu’au bord de l’eau ou sur ses hauteurs. Les peintres y découvrent alors de nouveaux points de vue et rendent compte dans leurs œuvres d’un regard rapproché, témoignant parfois d’un lien intime avec le lieu. Les visions rapprochées se multiplient au 20e siècle, lorsqu’un certain nombre d’artistes fréquentent Lavaux y séjournant régulièrement ou s’y installant définitivement. Les représentations du vignoble sont alors aussi différentes que les peintres qui se penchent sur ce paysage, chacun développant sa propre vision et son propre langage formel. Cette variété d’approches n’empêche cependant pas de relever le fait que, le plus souvent, ses représentations mettent à l’honneur les terrasses de Lavaux et les hommes qui les travaillent, tournant parfois le dos au lac et témoignant ainsi de la valeur patrimoniale alors  reconnue à ce paysage construit.

12/02/2019
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